Une belle assistance, dans une salle bien adaptée à l’écoute attentive, était là pour accueillir ces jeunes toulousains d’adoption qui tissent la toile de leurs mots et de leurs refrains tranquillement, loin des paillettes des pseudos radios crochets de ces stars academy télévisuelles pré formatées.
Des notes, ils savent faire des airs, des mots, ils jouent avec talent, de leurs voix, ils sortent des sons vigoureux, de leurs guitares, de belles harmonies. Et puis encore...
Ils ont tissé leur toile en une vingtaine de chansons pleines de poésie réaliste dans le bistrot, d’humour souvent teinté de dérision, ainsi dans le Sondage d’aquarium : “Je me sens comme un poisson dans l’eau de là”, dans L’alcool Triste : “Dis-moi, à quoi ça sert Pierre de pleurer ? ça rend utile les serpillières et les balais !” Mais jamais déconnectés de la vie, du monde qui va plus ou moins bien, comme dans la Tortue : ”Partout, elle est at home, le soir quand elle se couche, avec son mobil home sur le dos la manouche”, “Quand on habite le monde, y a pas d’propriétaire, le monde est à tout l’monde, m’a t-elle dit de chanter” ; dans Te souviens-tu Lulu ou les amours adolescentes et dans Un jour, Mon prince viendra, à l’heure de la parité dans le couple.
Au total, un spectacle de très bonne qualité avec des mélodies très soignées, une réelle complicité musicale entre les deux frangins ; bravo au multi-instrumentiste Vincent, chapeau aux solos de guitare souvent brillant de Pierre ! Dans leur poésie très actuelle, on trouve des accents à la Renaud, à la Souchon !
Un conseil : ne les ratez surtout pas !