Depuis 97 le duo toulousain Pierre et Vincent défend bec et ongle la chanson française. Loin d’une poésie à deux sous ou du militantisme, les deux frères cultivent avec bonheur le sillon des mots simples pour peindre, comme ils le chantent dans une de leurs chansons, « nos idées noires en rose ». Leur troisième album autoproduit « Si j’étais toi » distribué par Mosaic Music les place dans la catégorie « talents à découvrir d’urgence »
Influences et références ?
Nous sommes ouverts à toutes les musiques, manouche, brésilienne, musique du monde en général. Coté influences on va citer Brassens, Brel, Férré. Mais l’envie d’écrire nous est venu à l’écoute de Renaud. Nous aimons son univers, son parler nous est plus proche. Il est un peu notre grand frère. Après l’avoir écouté nous sommes, pour ainsi dire, passés des Playmobils à la guitare ! Sinon dans la jeune génération nous apprécions Sanseverino. Il a une personnalité.
C’est quoi une chanson pour vous ?
La chanson, c’est pas une mode, c’est plutôt un mode d’expression, un mode de vie ! En gros, on vit comme on chante et on chante comme on vit : on s’extasie, on réagit. La chanson, c’est un peu la bande originale de notre vie, de notre époque. Ce que l’on aime dans le genre chanson, c’est qu’il n’y en a pas. Elle naît de la rencontre entre tous les styles. C’est un genre très ouvert. Elle a un côté bâtard, sans race, sans frontière, sans drapeau, sans étiquette, personnelle et universelle en même temps. Nous avons aussi une grosse partie de nos chansons qui sont purement fantaisistes. Elles n’ont pas d’autres buts que d’amuser, de faire rêver, de surprendre. Elles reflètent le simple plaisir de « lire les poèmes cachés dans les choses, dans les gens ». Les petits détails et aventures du quotidien sont pleins de profondeur, d’humour, de vérité.
Ecriture des morceaux ?
Ce qui nous importe c’est écrire de vraies chansons. On écrit séparément ou ensemble. On fait une mise en commun. Pour le reste on travaille à l’ancienne sans studio, sans ordinateur. On veut pas perdre de temps sur une machine. Nous sommes des autodidactes de la guitare. On préférerait travailler avec un arrangeur qui saurait développer nos idées.
Rencontre avec Mosaic ?
C’est le premier a nous avoir répondu. Et puis Maxence est un type vraiment sympa et sérieux !
Les invités de l’album ?
Ce sont des rencontres fortuites que l’on a faites durant la préparation de l’album, des musiciens de Toulouse. Quant à Rita des Femmouzes T on se connaissait. On aime sa voix. Nos chansons lui ont plu.
L’accueil ?
Le fait d’être en duo avec deux guitares n’est pas très courrant. Parfois ça surprend. Nous, nous revendiquons cette formule même si nous jouons d’autres instruments sur scène. Chaque fois que l’on se produit on sent le public répondre. Il y a une vraie demande pour la chanson car c’est un art qui reste hors mode. Depuis un an on nous appelle pour des contrats, c’est bon signe, non ?
Vos projets ?
Faire un autre album avec une production, trouver un tourneur, continuer à faire ce métier extraordinaire sans passer uniquement par le chemin des
bars !